26 novembre 2007 - by georg_aigner
La géographie de l’île est dominée par une succession de volcans qui en constituent l’épine dorsale. Le plus haut des sommets dépasse les trois mille mètres. Ces montagnes déterminent aussi les voies de circulation orientées nord-sud. A cela s’ajoutent des routes qui suivent le littoral ce qui permet de faire le tour de l’île sans passer par l’intérieur. Par contre il n’y a quasiment pas d’axes routiers est-ouest. Cela complique notamment la circulation dans le Sud de l’île à forte densité de population. Lors de notre séjour qui a duré huit jours, nous n’avons pas vu l’Ouest de l’île faute de temps. Pourtant il doit s’agir d’une région qui vaut la peine d’être visitée étant à l’écart des principaux sites et routes touristiques. Celles-ci se concentrent dans le le Sud autour de la capitale Denpasar : plages de Kuta et de Sanur, région d’Ubud au Nord. Grâce à une nouvelle route côtière, l’Est de l’île va connaître un rapide développement touristique à son tour. Pourtant il y a encore des coins superbes comme Candidasa, petit centre balnéaire à partir duquel nous avons entrepris de contourner la côte est ainsi que la visite de Tirta Gangga un magnifique ensemble de temples et de bassins d’eau entouré de superbes rizières à proximité du volcan Agung. En contournant la pointe à l’extrême Est de l’île nous sommes tombés sur une succession de criques charmantes offrant aux pêcheurs des refuges naturels contre la mer agitée au large. Leurs bateaux archaïques sont à la fois primitifs et astucieux. Ce sont en fait des pirogues constitués de troncs de palmiers creusés et dotés de deux flotteurs rattachés à la coque par des perches en bois ce qui leur donne vaguement une forme d’insecte géant. Ces catamarans sont peints dans des couleurs vives où le blanc domine. La route côtière offre de nombreux points de vue plongeants sur ces criques où ces bateaux sont alignés, serrés les uns contre les autres. De loin, l’enchevêtrement de leurs flotteurs et mâts multicolores m’a fait penser à un jeu de Mikado. Imaginez en plus le jeu paisible des vagues, les eaux émeraudes limpides, le ciel immaculé, une brise légère, une terrasse bien ombragée, une table bien servie et vous comprendrez ce que peut être la vraie détente. Pour les sportifs, les spots de plongée ou simplement de snorkeling abondent. Et pour les masochistes, les petites routes le long de la côte avec leurs nombreux virages, montées et descentes sont un terrain idéal pour faire du VTT. Je vous laisse deviner quel a été notre sport favori. Pour ceux qui veulent tout savoir, on a gardé l’adresse du restaurant idyllique où nous avons passé des heures inoubliables. Notre endroit favori Parmi toutes les régions visitées, le village de Munduk et ses environs nous a le plus impressionnés. Il se situe dans le Nord de l’île sur la voie qui relie Subaraya, capitale du temps de la colonie néerlandaise à Denpasar, la capitale d’aujourd’hui. Cette route passe au pied de plusieurs volcans au centre de l’île « accompagnés » de trois lacs superbes. Munduk est à environ 800 m d’altitude, l’air qu’on y respire est nettement plus frais qu’en plaine. Grâce à l’abondance de l’eau, la végétation est des plus luxuriantes. Un guide rattaché à l’Eco Lodge où nous avons passé deux nuits nous a fait découvrir lors d’une randonnée de trois heures toute la variété et richesse de la végétation et des cultures. On y trouve tout ce qui a depuis toujours attiré les les marchands d’épices et de riz dans cette partie du monde. Je n’en ferai pas l’inventaire, mais vous incite à le découvrir vous-même un jour.
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