Disons le tout de go : Wellington nous a davantage impressionnés qu’Auckland. La ville est très vivante avec un savant dosage de moderne et d’ancien. Sa situation adossée à la montagne au bord d’une vaste baie est de toute beauté. Un funiculaire mène vers la Jardin botanique qui domine la ville. En contrebas, on traverse des quartiers avec de petites maisons de style colonial qui semblent émerger d’une autre époque. C’est là où est née Katherine Mansfield, célèbre femme écrivain qui a vécu sa jeunesse ici avant de quitter sa patrie jugée un peu étriquée pour l’Angleterre où elle est décédée à l’âge de 34 ans. Au centre ville, l’animation nocturne du quartier « Cuba » peut faire penser à Montparnasse, une foule dense s’y presse en passant de café en café ce qui veut dire en bon néo-zélandais de restaurant en restaurant (on trouve même des établissements nommés « fish restaurants » ce qui est assez dur à digérer pour une oreille européenne). Wellington compte un certain nombre de bâtiments officiels d’envergure, dont le Parlement un complexe assez pompeux du début du 20ème siècle en granite gris et adjacent à lui la « ruche » un bâtiment-tour moderne utilisé par les parlementaires maori. Un peu partout dans la ville on trouve des sculptures intéressantes. Près du port s’élève le musée Te Papa, une construction moderne, véritable vitrine du pays avec de nombreuses collections. Les fins esprits disent que la conception de ce musée est un peu trop ostentatoire ou qu’il lui manque un fil rouge clair. Toutefois Nicole et moi sommes bien tombés sous le charme cossu ( !?) de l’endroit qui nous a permis de bien réviser nos fondamentaux néo-zélandais : culture maori, histoire de la colonisation, flore et faune, œuvres d’art récents en tous genres. En plus une exposition très didactique sur les baleines nous a bien préparés pour la suite.

 

Avant de quitter la capitale, nous avons passé une soirée autant sympathique qu’inattendue avec Alice, une amie de jeunesse de Graz. Alice est venue en personne pour assister à la cérémonie académique marquant la fin des études en sciences éco de sa fille Elisabeth. A défaut de pouvoir prendre part à la séance académique, nous avons passé une excellente soirée au restaurant tous les quatre.