Notre programme ne nous a pas permis d’attendre que la météo s’améliore, il fallait continuer sur la route vers la côte Ouest, pays où la mer est souvent démontée et le ciel pluvieux. Au 19ème siècle des  chercheurs d’or ont trouvé ici de quoi déclencher und gold rush – plusieurs petites villes et musées rappellent ce temps passé. Les principales attractions touristiques se situent près de la côte. D’abord Pancake Rocks, un vaste ensemble de rochers dont les strates fines ciselées par l’érosion font penser à des tas de crêpes qui feraient honneur à plus d’une crêperie bretonne. La rencontre de ces rochers avec la mer déchaînée exerce une fascination qui n’a pas échappé aux responsables du tourisme NZ qui y ont aménagé un circuit bien conçu, richement documenté sur la géologie, la flore et la faune locales. En plus Nicole et moi y avons eu droit à un spectacle inoubliable. Depuis le belvedère le plus avancé dans la mer, nous avons pu observer pendant de longues minutes un grand  nombre de dauphins qui devaient chercher de la nourriture près de la côte. A un moment donné j’ai pu capter avec ma camera la nage synchronisée de sept d’entre eux plongeant dans un mouvement ondulant leurs corps luisants dans les flots. Plus au Sud, les montagnes les plus hautes de NZ, Mt. Tasman (3500m) et Mt. Cook (3750m) déversent vers la mer deux glaciers, appelés Franz-Josef Glacier et Cox Glacier, deux destinations supplémentaires sur la longue liste des « must incontounables » du touriste consciencieux. Aujourd’hui ces glaciers n’atteignent plus la mer – ils sont en régression comme partout dans le monde. Ce qui en reste, est néanmoins impressionnant. Nous avons pu voir de chacun de ces deux monstres le « teminal », dernier mur de glace dans lequel s’ouvre un immense portail par lequel s’écoule la rivière souterraine. Les excursions que nous aurions aimé faire le lendemain, soit à pied, soit en avion, ont dû être annulées. Il n’a pas cessé de pleuvoir du matin au soir. Ici, la pluviométrie est de 9m par an ! Sur le glacier la quantité de neige accumulée varie entre 15 et 35 m par an ! Si on veut voir la montagne dans toute sa splendeur, il faut patienter que la météo soit favorable – malheureusement ce n’était pas notre cas, il fallait continuer.