Après Fjordland, la remontée de lîle Sud était inscrite dans notre programme. L’itinéraire de liaison qui devait nous mener vers Dunedin, qui est la captiale écossaisse en NZ nous a surpris par l’intérêt du paysage traversé. Il s’agit des catlins, large terre côtière balayée par les vents antarctiques. L’inclinaison des arbres – certains sont presque couchés par terre - trahit la direction et la force des vents. Ceci ne semble pas impressionner les moutons, très nombreux à peupler les pentes herbeuses. Sur la côte même phoques et oiseaux de mer ont trouvé leur royaume. Nous regrettions de ne pas disposer de plus de temps pour goûter au charme rude de cette province. Mais la suite ne fut pas décevante non plus, bien au contraire. Dunedin est une ville charmante au fond d’un estuaire, la presqu’île d’Otago qui s’étend sur une trentaine de km à l’est fut un des highlights indiscutables de notre voyage. C’est que le paysage y est d’une diversité étonnante et la vie sauvage, bien protégée, particulièrement riche. L’épine dorsale de ka presqu’île est une montagne et escarpée dans laquelle la mer a fait des avancées considérables. Il s’y sont formés des bassins intérieurs où l’eau se retire à marée basse, cadre de vie idéal pour de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques. Sur les plages et falaises de la côte : un sanctuaire d’Albartros (une vingtaine de couples y viennent nicher tous les ans, on peut suivre les exploits en vol de ces oiseaux royaux derrière une vitre dans la station d’observation à quelques mètres des nids), un autre pour penguins aux yeux verts, l’espèce la plus rare parmi les penguins que l’on ne rencontre qu’en NZ. Pour se rapprocher de ces oiseaux peu sociables, les protecteurs de la nature ont créé un système de circuits et de tranchées dans la montagne astucieux qui garantit la paix aux oiseaux et la joie d’une observation relativement confortable aux visiteurs. Par dessus le marché, au vu du nombre de groupes accueills, c’est probablement aussi un business rentable pour le propriétaire du terrain. Pour la nuit de Noël, Nicole et mois « nous sommes offerts » un spectacle particulièrement rare et émouvant. Nous avons assisté au retour « à la maison » des penguins bleus. Ce sont les plus petits de leur espèce, décimés par les prédateurs, protégés désormais par l’homme. Ils nichent dans des trous de terre sur la côte au dessus de petites criques de sable. Pendant la journée, les petits frestendt dans les nids, les parents vont se nourrir en haute mer. Ceux qui n’ont pas été mangés en chemin par les lions de mer voraces retournent à terre sous la protection de la nuit. Selon la faculté qu’on a de voir dans l’obscurité, on peut les apercevoir arriver à la nage formant des groupes d’une douzaine d’individus. Une fois arrivés à terre, ils traversent le sable avec leur démarche tituibante rapide avant de chercher la protection sous les touffes d’herbes et les rochers. Ce sont des grimpeurs étonnants, leurs nids peuvent se rencontrer à une centaine de mètres de la mer sur les pentes raides. Arrivés « chez eux » dans les nids, nous avons entendu longuement leurs cris qui devaient marquer les retrouvailles avec les petits à qui ils apportent la nourriture collectée pendant la journée en la regurgiteant.
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