La remontée vers le Nord signifiait aussi la fin de notre séjour en NZ. Avant de quitter Dunedin, nous alllions visiter la gare, peut-être le monument le plus célèbre de la ville. Construit au début du 20ème siècle, le bâtiment en pierre calcaire blanche et porphyre rouge exprime bien la richesse et la fiereté de la ville à cette époque. Aujourd’hui elle est davantage musée que gare, mais il y a encore un train historique qui mène vers les Alpes du Sud qu’on peut prendre ici. Le bâtiment est dans un état de conservation parfait, la décoration intérieure (mosaiques, vitraux, ferronneries) est de qualité. Après l’architecture, retour à la nature : la plage de Moeraki à une centaine de km au Nord de Dunedin a acquis une renommmée particulière. Elle est parsemée de rochers parfaitement ronds appelés « boulders » qui se sont formés il y a des millions d’années non à la suite de l’érosion, mais au contraire comme des perles à savoir dépôts de sédiments successifs accumulésautour d’un noyeau dur. Enfermés dans la terre et le sable, la mer en a dégagé un nombre important. Avec trois mètres de diamètre, ils peuplent la plage tels des animaux préhistoriques ou comme des sculptures modernes – l’interprétation est laissée à l’imagination du voyageur épaté. Et les attractions de continuer tout le long de notre route : next stop à Omaru, une petite ville rendue célèbre par ses carrières de calcaire, une belle pièrre d’un blanc crème (utilisé aussi à la gare de Dunedin) qui se laisse travailler facilement et qui durcit au contact de l’air ce qui en fait un matériau très recherché. Au début du vingtième siècle un boom de construction à Omaru a créé un nombre impressionnant de bâtiments transformant la petite ville en Rome victorienne à en juger par le nombre de pseudo temples aux fières colonnes corinthiennes. Puis changement de décor à quelques kilomètres de là, une réserve naturelle exceptionnelle pemettant l’observation de penguins aux yeux jaunes et une quantité impressionnante de phoques et lions de mer en toute liberté. Pour les photographes c’est un site intéressant, on domine la mer du haut d’une petite falaise, la vie marine se déroule direcetment à nos pieds.
Après cette riche journée, l’étape à Timaru dans un B&B très confortable chez un couple charmant nous a permis de trouver le repos nécessaire avant d’entamer la suite de notre grand voyage. Nous avons passé la première des trois journées qui nous restaient, sur la presqu’île à l’Est de Christchurch dont la ville principale, Akaroa, a connu un passé unique en NZ. Elle a été fondée en 1840 par des pionniers français qui comptaient bien y créer toute une colonie. C’était sans compter avec la cleverness des sujets de sa majesté la reine Victoria qui ont coiffé les Français sur le poteau en signant quelques jours avant leur débarquement le traité de Waitangi qui mettait les deux îles de NZ sous la souveraineté britannique. Finalement les quelques colons français ont pu obtenir le droit de rester sur place et ils eurent une descendance dont certains représentants s’en réclament aujourd’hui avec fierteé. Quelques bâtiments dans le style colonial témoignent encore du passé et le business local joue habilement la carte de l’exotisme à la française. Bon, mais que y-a-t’il à voir là-bas à part une boulangerie et un restaurant french? Comme a Otago, la presqu’île dont l’intérieur est très montagneux, offre des vues splendides sur les côtes. La baie d’Akaroa est poissonneuse, l’eau pure est favorable à l’élevage dui saumon et aussi de perles bleu-vertes qu’on implante dans les cocquillages Paua. Les perles côutent une fortune, mais on peut trouver pour un prix très raisonnable des coquillages Paua finement polies qui font apparaître une nacre bleue aux multiples reflets argentés et de couleur. Ce coquiullage est un des symboles de NZ, il est très souvent utilisé par des artisans habiles pour confectionner des bijoux ou des objets de décoration.
Akaroa est également un port connu pour ses excursions en bâteau pemettant d’observer la faune marine : oiseaux et dauphins notamment. J’ai participé à une telle sortie en mer et fus largement recompensé des remous de la houle par la vue de nombreux dauphins « Hector » - les plus petits, mais pas les moins joueurs de leur espèce. Observer les dauphins du haut du pont dans une mer agitée est un sport sympathique, si on veut appeler cela ainsi. On ne sait jamais où va apparaître l’animal et dans quelle direction il va poursuivre sa course, on suit plutôt le cri des passagers qui ont aperçu un dauphin et on essaie de le situer. Sur notre bâteau, le capitaine avait embarqué un petit toutou dont je n’ai saisi l’utilité qu’au moment où les premiers dauphins étaient en vue. A ce meoment le chien se tenait sur le devant de l’embarcation et aboyait tout excité dans la direction des dauphins. Si ceux-ci changaient de bcôté en plongeant sous la coque ,les chiens les suoivit immédiatement ,de sorte que pour prendre des photos, il fallait garder à l’œil le chien avant de viser les dauphins…
Nous avons passé ensuite les deux derniers jours à Christchurch. Nous les avons consacré à la découverte de cette ville très marqué par la tradition anglaise (tramway touristique cher mais sympa, université dont ets issu le prix nobel Rutherford, musées, jardin botanique). Dans les environs, Waipara est une région viticole qui a la cote parmi les connaisseurs. Nous avons pu visiter la très belle propriété de Pegasus Bay, un nom à retenir, ses vins sont très souvent primés. Le B&B que nous avions trouvé à Christchurch, « Granita », mérite une mention spéciale à cause de la grande gentillesse de nos hôtes et le confort superbe du logement.
Bilan
Notre voyage en NZ s’est terminé en nous laissant un goût de grande satisfaction et de plénitude. Si on va en NZ, on sait qu’on ne fait pas un voyage de « culture ». En revanche on y trouve une nature éblouissante, riche, inattendue, bien préservée. Le pays dans tous ses aspects, paysage, nature, faune et flore, ses habitants accueillants, l’infrastructure, tout cela était à la hauteur de notre attente et même au delà. S’il fallait absolument trouver un point négatif – si, il y a les sandflies, moustiques nombreux et agressifs sur la côte Ouest de l’île Sud, mais on peut s’en protéger efficacement si on prend ses précautions à temps.